jeudi 29 avril 2010

Overbooké...



Après une dure journée de labeur, j'entame le trajet de retour vers mes pénates et en chemin je téléphone à la maison. Yannis décroche.
  • Allô?
  • C'est Brice
Cette information que je donne entraîne habituellement un "Ca va? Tu veux parler à Maman?", mais là:
  • Qu'est-ce que tu veux là parce que je n'ai pas le temps de te parler?
Le premier réflexe qui s'impose est de répondre "Attends que je rentre à la maison, je vais t'apprendre à prendre le temps de me parler", mais je réfléchis quand même un tantinet et imagine qu'il y a une situation à gérer avec la dernière née (3 mois), que Yannis en est peut être partie prenante et que si sa réponse semble un peu exagérée, il a réellement des préoccupations importantes à cet instant. Toutefois:
  • Pourquoi, qu'es-ce qui se passe?
  • Je suis en train de rentrer des bûches pour la cheminée
  • Attends que je rentre à la maison, je vais t'apprendre à prendre le temps de me parler!!!!

vendredi 9 avril 2010

Rush matinal





Habituellement, Yannis est toujours prêt a l'heure le matin et, lorsque je suis chargé de le déposer, il m'attend dans les starting blocks, devant la télévision. La procédure standard qui annonce un départ imminent débute par une annonce de ma part qui retentit dans la maison:
"Yannis, 3 minutes!!"
C'est le signal indiquant que je viens de m'extraire de la salle de bain et qu'il ne me reste plus qu'à enfiler mes vêtements avant de décoller.


Une fois n'étant pas coutume, à la suite de mon annonce, le garnement réponds un inhabituel "Déjà???" alors que je ne suis pas plus matinal que d'ordinaire.
Yannis finit de s'apprêter et finalement décoche une alerte "59!!!". Le planning impose de quitter la maison a 08:00 pour être dans les temps.
Ça m'agace, il était a la bourre et finalement c'est lui qui me rappelle a l'ordre. Mais la fanfaronade fut de courte durée car le contrôle qualité se déclenche automatiquement suite a un enchainement qui parut anormalement rapide: "tu t'es brossé les dents?" lui assène sa mère. Le timide oui impose un contrôle inopiné du taux d'humidité résiduel de la brosse attendu après une utilisation récente.


Nada, pas une goutte, la brosse n'a visiblement pas été sollicitée.
Retour à la case départ: brossage de 3 minutes réglementaires. L'épée de Damoclès d'un retard entrainant une retenue se rapproche de sa tête au fur et a mesure que les minutes s'écoulent.
En beau père parfaitement indigne, ma bonne humeur croît en même temps que je sens le stress gagner le collégien.
Pour finir, je decide de ne pas l'accabler et de faire le léger détour qui permet de le déposer juste devant la grille et je le lâche  sur le fil du rasoir...

mardi 16 mars 2010

Parking...




Eh bien le bilan de ce week end affiche un bel effort de Yannis pour nous alimenter en matière première pour faire vivre ce blog! Notamment l'épisode du parking: comme nombre de famille le week end, nous prenons un plaisir intense à nous immerger dans la culture suédoise, se battre pour trouver une place pas trop loin de l'entrée, avancer difficilement sur le sentier de la visite, profiter d'une si courte demi-heure d'attente à la caisse pour se délasser et, Ô joie, pouvoir se méditer une autre éphémère demi-heure en gettant notre numéro au retrait des marchandises... Vous avez compris que les Déchiens etaient de sortie à Ikéa!
Lors de l'ultime torture au retrait des marchandises, excedé je propose a Delphine de gagner du temps et d'aller charger la voiture pendant qu'elle attend la bricole qui nous manquait pour pouvoir quitter cette enfer. Évidemment, nous n'avions pas mémorisé l'identifiant de l'allée ou étaient stationnées nos voitures donc je la rassure et lui promets de revenir lui dire.
Nous, le garnement de service et votre blogger preferé, voilà donc en chemin avec nos deux caddies remplis a rabord (effectivement Ikea a ferme le magasin apres notre départ pour rupture de stock!). Arrives a la voiture, je demande a Yannis d'aller, pendant que je charge, prévenir sa mère que les voitures sont dans l'allée "P". Je vous prie de consciencieusement noter ce détail, vous saisirez son importance dans la suite de l'affaire.
Deux lumbagos et une scoliose plus tard, le reste de la famille me rejoint et j'entends la voix de Delphine à leur approche "tu vois que cela ne pouvait pas être '7'!".  Effectivement cela ne pouvait pas être 7 puisque les allées sont identifiees avec les lettres de l'alphabet... Mais ce qu'avait retenu Yannis de sa mission impossible était "allée 7, pas loin du panneau Ikea family" (il ne peut y en avoir qu'un, c'est évident...).
Sortir muni de son cerveau fait pourtant partie des consignes invariables, mais rien n'y fait et nous avons effectivement retrouve a notre retour le précieux organe intact dans sa chambre, expliqant l'inaptitude momentanée a assumer la moindre tache (nan je déconne, en fait c'est juste un ado et il parait que tout est normal...)






jeudi 28 janvier 2010

Le respect des consignes...

Il y a deux Week-ends de cela, Yannis et deux de ses camarades se sont retrouvés dans sa chambre pour passer l'après midi comme cela se passe souvent le samedi.
Cela a rapidement tourné à la guerre: deux d'entre eux étaient perchés sur le lit mezzanine et un était resté en bas, les munitions étaient des balles en mousse, des peluches et des doudous.
Les horreurs engendrées par ce conflit ont très vite entraîné l'un des garnements, le plus petit, à venir se plaindre. L'ONU envoie donc deux de ses émissaires les plus influents (euh... sa mère et moi même!) mettre bon ordre à cette bataille. Nous ne fîmes évidemment aucun détail au cours de notre mission et tout le monde fût recentré.
Le rapport de la mission fut on ne peut plus clair: la chambre n'est pas un champ de bataille, le chahut est proscrit et les jeux autorisés sont:
  • Les jeux de société
  • Le babyfoot
  • La DS en "Workgroup"
Les activités plus "physiques" doivent se dérouler à l'extérieur.

Le week end d'après deux couples d'amis vinrent nous rendre visite pour découvrir la petite soeur de Yannis récemment venue au monde (le 04/01, nous attendons évidemment vos félicitations en commentaires!). L'un des deux couples se sont déplacés en troupeau... en fait ils sont venus avec mon filleul et son petit frère, nettement plus jeunes que Yannis, mais la différence n'a pas empêché au moins les deux plus grands de s'entendre comme larrons en foire...
Vous vous souvenez des consignes précédemment énoncées, genre "le chahut est proscrit", et bien une semaine plus tard, elles on évidemment été correctement assimilées, preuves à l'appui:



Le reporter sans frontière (je vous assure, il n'y a pas de frontières aux bêtises qui peuvent sortir de sa bouche...) n'est autre que le père. Malheureusement, dans la même veine, de nouveaux conflits éclatèrent, et l'escalade de la violence fit une nouvelle victime collatérale: un doudou parfaitement innocent fut atrocement mutilé après un atterrissage au sommet de la lampe halogène dégageant une température élevée. La victime agonisante dégageait une odeur nauséabonde, comme si l'intention non avouée de cet acte était une attaque chimique... Les images sont évidemment trop horribles pour figurer sur un blog d'enfant (en fait on en a pas).

Evidemment Yannis n'a eu qu'un rappel à l'ordre, les autorités considérant la présence du reporter était une émulsion pour dépasser les limites si fraîchement rappelées...